
Oh! que de bonheur. En effet, hier en discutant avec mon tuteur de stage, il m'a parlé du Théâtre du Grand Guignol. Moi qui est une amateure de film d'horreur ce type de théâtre me plaît au plus haut point.
J'ai trouvé cette définition du terme Grand Guignol sur le site wikipédia : « Le qualificatif de Grand Guignol (adjectif grand-guignolesque) s'applique aux divertissements basés sur un spectacle d'horreurs macabres et sanguinolentes. Le terme est devenu péjoratif et désignent désormais, plus généralement, les œuvres abusant d'effets spectaculaires ».
Petit historique, que l'on peut retrouver en entier sur le site : . Paris 1897, Oascar Méténier ouvre le théâtre du Grand Guignol sur la rue Chaptal, dans une ancienne chapelle. Ce théâtre comportait 347 places. En 1963, le théâtre fermera ses portes, le cinéma étant difficile à concurrencer.
Ce qui est fascinant (selon moi) c’est que ce théâtre présentait des scènes de tortures, des infanticides, les dangers des outils domestiques, etc. De plus, le Théâtre du Grand Guignol, mettait en scène un milieu jamais montré auparavant sur les planches. De fait, enfants de la rue, criminels, prostitués, etc. Des personnages hors normes visuellement, mais également au niveau de la langue. Tous les personnages s'exprimaient dans leur propre langage. Déjà le public devrait être perturbé, mais ce théâtre ne s'arrêta pas là. Le Grand Guignol devient rapidement une maison des horreurs avec Max Maurey de 1898 à 1914.
Petite anecdote, prise sur le site du Théâtre le Grand Guignol, Maurey évaluait la popularité d'un spectacle au nombre de spectateur s'évanouissant. Plutôt amusant comme barème, qui veut essayer? J'aurais tendance à croire qu'un tel effet sur les spectateurs serait très difficile à atteindre de nos jours, les atrocités étant partout et en abondance (vive la culture sensationnaliste qu'est la nôtre).
En tous les cas, c'est Maurey qui découvrira l'auteur André de Lorde. Les pièces de ce dernier, traitaient beaucoup de la maladie mentale. Il faut préciser qu'à l'époque les maladies mentales commençaient à peine à être nommées, analysées et tout.
Ce théâtre des horreurs pensait, l'air de rien, au bien-être de son public. En effet, afin de permettre aux spectateurs de relaxer un peu entre les scènes d'horreur, la troupe mettait en scène des transitions tenant de la comédie. Histoire de bien jouer avec le public, de leur faire vivre les extrêmes.
Pour ma part, j'aime bien ce genre, que je viens de découvrir, les photographies, des acteurs, sont vraiment à voir sur le site. Les yeux de ces gens me perturbent presque. Cela me fait penser aus premiers films d'horreur. Il est clair que ce billet, ne se veut pas une analyse poussé sur ce théâtre, mais bel et bien un état de mes recherches brèves sur le sujet.
Pour clore le tout en beauté et surtout me faire plaisir, voici un petit vidéo trouvé sur youtube ( quelque peu en anglais désolé pour certains)